La Vallée de la Bièvre et l'ASEM

Historique de l'Association

UN RÉSUMÉ DE LA VIE DE L'ASSOCIATION DEPUIS SA CRÉATION EN 1980

Créée le 1er avril 1980 (J.O. du 20/4/1980) - sous la dénomination CCAB12 "Comité contre l'autoroute B12". Ce projet figurait déjà au SDAU de 1976, disparu entre 1977 et 1979 il réapparaît en 1980, A l'époque, et dans les mois qui ont suivi la création de l'association, plus de 20.000 signatures ont été enregistrées sur le site des étangs de la Minière, afin de s'opposer à ce projet.
1987 : le conseil municipal de Guyancourt et le SAN délibèrent contre le projet.
1989 : Madame Gabrielle Miquel devient la présidente de l'association.
1991 : le conseil d'administration décide de modifier le nom de l'association qui deviendra Association pour la Sauvegarde des Etangs de la Minière et des Sources de la Bièvre et sera domiciliée chez Mme Miquel. La concession à Cofiroute est confirmée. De B12 = voie rapide sans péage , elle devient A12 = autoroute à péage.
Notre association se rapproche de celle de Buc, de celles du Plateau de Saclay en adhérant au collectif « Union des associations de Sauvegarde du Plateau de Saclay », des Amis de la Vallée de la Bièvre. Toutes ces associations locales ont depuis adhéré à Ile de France Environnement, association régionale, de manière à être mieux entendues par les pouvoirs publics, à être mieux informées, et pouvoir agir plus efficacement.
Juillet 2000. Classement de la Vallée de la Bièvre sur la liste des sites et monuments naturels, les emprises des projets d'autoroute A126 et A87 (liaison A86/B12) sont maintenues.
2002 après la tempête de décembre 2001, l'ASEM lance l'opération "1.000 arbres pour la Minière" : 16.000 francs seront remis à l'ONF pour le reboisement de la parcelle 49. Par ailleurs l'Asem a financé ces dernières années deux panneaux d'information ONF, l'un en totalité, l'autre partiellement.
2003 : l'Asem édite un tract couleur, destiné au grand public.
2003 : Un audit relatif aux opérations routières et autoroutières en IDF, à la demande du Ministère de l'Equipement, conclut : « la mission estime que les contraintes environnementales et sociétales sont telles que les chances de faire accepter une solution en viaduc couvert sont particulièrement faibles » ; elle préconise d'aménager les routes existantes (RD36) entre la Ville Nouvelle et Palaiseau.
Juin 2005 : dans son projet d'aménagement du RD36 en Essonne, la DDE a prévu un aménagement très important au Christ de Saclay ; il ne fait aucun doute que l'A126 est bien maintenue.
2006 : Il faut penser aux conséquences qu'aura le projet OIN sur le Plateau de Saclay dans les 10 années à venir ou plus : démantèlement des surfaces agricoles, augmentation des flux de circulation.
2010 : James Overton devient président de l'association, c'est l'occasion de redéposer nos statuts en préfecture. Nous adoptons aussi un nouveau logo symbolisé par un héron (normalgrand).

Situation


Les étangs se situent dans la haute vallée de la Bièvre au sein du massif forestier de la forêt de Versailles que gère l'office national des eaux et forêts. Cette partie de la forêt est coupée au nord par la N12 (tronçon autoroutier à deux fois trois voies), délimité au Sud par le plateau de Saclay, au niveau de l'agglomération de Guyancourt, à l'Ouest par le quartier de Bouviers et des Sangliers du même Guyancourt, et à l'Est la poursuite de la vallée qu'occupe plus loin les villes de Buc, de Jouy,...

Le plateau de Saclay : une zone agricole à protéger

Une grande partie des eaux pluviales du Plateau de Saclay se déversent dans la Bièvre, si celui s'urbanisait de manière intensive, c'est le site de la vallée qui serait menacé à long terme. Nous pensons que la vocation de cette zone encore agricole est de se transformer en agriculture de proximité pour les populations des cités qui l'entourent.

Une zone protégée

Alors qu’elle était partiellement inscrite sur la liste des sites et monuments naturels depuis 1960, la haute vallée de la Bièvre a été classée sur la liste des sites et monuments naturels le 7 juillet 2000.
Les sites et monuments naturels de caractère historique, artistique, scientifique, légendaire ou pittoresque sont des formations naturelles ou des espaces dont la qualité mérite, au nom de l'intérêt général, la conservation en l'état (entretien, restauration, mise en valeur...) et la préservation de toutes atteintes graves (destruction, altération, banalisation...). Le classement ou l'inscription d'un site constitue donc à la fois la reconnaissance officielle de sa qualité, et la décision de placer son évolution sous le contrôle et la responsabilité de l’Etat. En effet, à compter de la publication de ce texte, tous travaux susceptibles de modifier l'aspect ou l'état d'un site sont soumis au contrôle du ministre chargé des sites ou du préfet du département.
Le territoire exceptionnel de la haute vallée de la Bièvre est soumis à de très forts enjeux. Il est cerné de zones économiques actives et il est bien desservi par les infrastructures de transport. C’est pourquoi, après plus de dix ans d’âpres négociations, le périmètre a été fixé en intégrant plusieurs zones urbaines pour contrôler au mieux leur évolution. De plus, une réserve pour de futures infrastructures a été exclue en plein milieu du site pour satisfaire aux projets d’aménagement du ministère de l’équipement.
Le classement reste pourtant la protection la plus appropriée pour la Bièvre. Face à la pression urbaine, les sites classés imposent des règles beaucoup plus fortes que les autres formes de protection disponibles. Les parcs naturels régionaux et espaces naturels sensibles sont uniquement des outils de gestion. Les Z.N.I.E.F.F. et zones Natura 2000 ne s’intéressent qu’au biotope et n’ont qu’une portée réglementaire très restreinte.

Les principales règles du classement

Les sites classés et inscrits sont régis par les articles législatifs L 341-1 à L 341-22 dont l’application est explicitée dans les articles réglementaires R 341-1 à R 341-31 du code de l’environnement. Cette réglementation est plus connue sous le nom de loi du 2 mai 1930, qui a depuis été précisée par plusieurs décrets et circulaires.

Une protection mal connue par la population

Le classement d’un site est considéré comme une reconnaissance de la qualité de son environnement. Pourtant on constate des infractions et les touristes, comme les habitants, voire certains employés communaux, semblent méconnaître cette protection.
En arrivant dans la vallée de la Bièvre, aucun affichage, aucune signalisation n’indique l’existence du classement. A destination des promeneurs, plusieurs plans et descriptifs de la vallée ont été installés dans les bois ou à proximité du cours d’eau. Mais aucun ne mentionne le site classé. Certes, le public est attiré par le cadre exceptionnel de la vallée, mais la connaissance du classement encouragerait tout le monde (habitués et touristes ponctuels) à mieux respecter ce cadre. Il faudrait donc compléter les affichages existants par la cartographie du site et une courte présentation de la protection.

Information de la population locale

L’information est aussi très mal relayée vers les habitants de la vallée, qui ont une responsabilité certaine dans son évolution. Beaucoup sont surpris au moment de faire des travaux d’apprendre que la procédure sera plus complexe du fait du classement. La loi de 1930 impose que quiconque cède une propriété en site classé soit tenu de faire connaître à l'acquéreur l'existence de ce classement. L’omission de cette formalité est passible de 9 000 € d’amande. Ce sont plus les conséquences du classement que son existence que les habitants ignorent. Avant d’y être directement confrontés, peu de résidents savent que les permis de construire ne peuvent être délivrés qu’après accord du ministre chargé des sites. Depuis 2000, les campagnes d’information sur le classement n’ont pas été suffisantes.

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